Les avantages et les inconvénients d’une SARL

La SARL ou Société à responsabilité limitée est la forme de société commerciale la plus appréciée par les petites et moyennes entreprises, car sa création ne nécessite aucun apport en capitaux important. Elle présente cependant autant d’avantages que d’inconvénients.

Les avantages

La SARL d’un point de vue général

La SARL est la forme juridique d’entreprise la plus simple. Dirigée au quotidien par un ou plusieurs gérants, elle est composée d’au moins 2 associés. Elle a une existence indépendante de ses créateurs étant donné qu’elle est une personnalité morale. En d’autres termes, elle dispose d’un patrimoine distinct de celui de ses associés. En cas de dette, la responsabilité des associés est limitée à leurs apports au capital.

Le fonctionnement d’une SARL

Du point de vue des entrepreneurs, le premier avantage de la SARL est la limitation de la responsabilité des associés au montant de leurs apports. En revanche, le patrimoine du gérant peut être engagé en cas de faute de gestion.

Le choix d’une SARL propose aussi un avantage d’ordre administratif dans le sens où elle est plus accessible qu’une SA (Société anonyme) et une SAS (Société par action simplifiée). Les modalités de création d’une SARL sont fixées par la loi et les associés ne peuvent pas ainsi organiser le fonctionnement de leur société à leur guise. Pour une SARL de famille, le conjoint du gérant peut participer à l’activité de l’entreprise et profiter d’une protection sociale complète grâce à son statut de salarié même s’il n’est pas rémunéré.

Les types d’apports et le capital variable

Tout le monde peut créer une SARL. Contrairement à la SA, le capital social peut être variable et toutes sortes d’apports sont possibles (en numéraire, en nature et en industrie). Les associés peuvent entrer et sortir à tout moment à condition de respecter le nombre maximum de 100.

La fiscalité

Choisir le statut de SARL permet aussi de maîtriser ses cotisations sociales et son impôt. Comme cette forme juridique est assujettie à l’impôt, l’entrepreneur peut choisir entre l’IS (Impôt sur les sociétés) et l’IR (Impôt sur le revenu). Cette dernière option est possible depuis la loi de modernisation de l’économie du 04 août 2008 où il paye son impôt (33,33 % des résultats) et ses cotisations sociales sur la rémunération versée et non sur le bénéfice. L’IR est souvent choisi par les SARL de famille et les SARL ayant moins de 5 ans d’ancienneté. Par ailleurs, les associés sont imposés personnellement sur les dividendes et les rémunérations perçus. En revanche, le bénéficie est payé par la société si elle choisit l’IS.

Les inconvénients

Un formalisme un peu lourd et coûteux

La SARL n’est pas adaptée aux petits projets, surtout si l’entrepreneur veut juste tester une idée. La fermeture de la société nécessite un coût et des formalités conséquents. Elle présente une lourdeur de fonctionnement à cause des nombreux documents comptables à remplir et des assemblées générales annuelles obligatoires, par exemple.

Le statut du gérant majoritaire

Comme le gérant majoritaire a un statut de TNS (Travailleur non salarié), il bénéficie de moins de protection sociale que le dirigeant salarié. Les dividendes qu’il perçoit sont assujettis aux cotisations sociales pour la partie excédant 10 % du total suivant : primes d’émission + capital social + apports versés en compte courant d’associé. S’il ne possède pas d’apports en fonds propres importants, il ne peut pas toucher au revenu non assujetti aux charges sociales.

Un statut juridique plus lourd et plus cher à créer qu’une entreprise individuelle

Le gérant doit obligatoirement être une personne physique même si la société est dotée d’une personnalité morale. De plus, ses formalités de création sont plus coûteuses et plus complexes que celle de l’entreprise individuelle, surtout au niveau des statuts à rédiger. Il faut aussi prévoir un budget plus important si l’entrepreneur sous-traite et crée une SARL unipersonnelle.

Le régime de travailleur indépendant du gérant majoritaire

Cela peut être problématique pour certains fondateurs qui n’apprécient pas les relations, notamment les dysfonctionnements du RSI (Régime social des indépendants). De plus, la qualité de la protection sociale est moins satisfaisante que celle obtenue sous le régime général de la sécurité sociale. Toutefois, les créateurs peuvent souscrire des assurances complémentaires pour optimiser le niveau de protection sociale du gérant.

Liens utiles : La société à responsabilité limitée (SARL)  – SARL : atouts et contraintes du statut

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *